Infos pratiques

NOUVEAU CABINET !

3 rue Bernard de Girard 33185 LE HAILLAN

+ Séances à domicile et en téléconsultation

Horaires : Lundi - Vendredi 9h30 - 19h30

Juliette Fenayon

sophrologue

Suivez-moi sur les réseaux et accédez à des ressources gratuites en ligne!

La sophrologie est une aide complémentaire. Elle ne se substitue pas à un suivi ou traitement médical, ni à une psychothérapie.

Blog : Articles, ressources & actualités

Sophrologie & Cancer

06/04/2022

Sophrologie & Cancer

L'expérience du cancer prend de nombreuses facettes et est jalonnée de plusieurs étapes, plus ou moins visibles et prévisibles. Chacun.e vit cette expérience différemment : avec ses sensations, ses ressentis, ses émotions et ses états d'esprit, qui peuvent varier avec le temps... mais aussi, avec des impressions et sentiments communs, que l'on peut partager pour se comprendre et se soutenir.

 

Il y a d'abord le diagnostic, l'annonce de la maladie, celle que l'on reçoit, et celle que l'on "doit faire" à son entourage. Première vague d'émotions, de ressentis, d'états d'âme, et parfois, premières difficultés de compréhension et de communication.

 

Ensuite, il y a le traitement, son choix, son suivi. Qui s'accompagne souvent de doutes, d'inquiétudes, de questionnements, qui peut donner l'impression de marathon sans fin, et qui amène sa cohorte d'effets secondaires pouvant donner la sensation d'être "plus malade qu'avant". Le corps change, et avec lui, l'image que l'on a de soi, et peut-être même qui l'on est. Si au traitement est associée une chirurgie, c'est une nouvelle étape à traverser. 

 

Enfin, qu'il y ait rémission ou amélioration, ou que le "pronostic vital" soit engagé, il y a toujours le questionnement de l'après. Le vide après la course au traitement peut laisser place aux interrogations sur son avenir ou sur sa propre mort, à un nouveau regard sur la santé, la vie, nos priorités. Parfois, on peut vivre une impression de soulagement et de grande incertitude à la fois.

 

Tous ces chamboulements de notre corps et de notre mental peuvent faire naître l'envie ou le besoin d'être aidé.e, accompagné.e à une étape ou une autre, ou tout au long de l'expérience, ou même encore, bien après, lorsque l'on peut enfin prendre le temps de "digérer" toute cette expérience.

 

Les soins supports (sophrologie, suivi psychologique, réflexologie, ostéopathie, activité physique adaptée, socio esthétique et socio coiffure, etc...) offrent un espace où chaque personne est accueillie, en dehors du milieu médical, dans sa globalité : avec sa maladie, mais aussi et surtout avec tout ce qu'elle est et tout ce qu'elle vit. Les professionnels proposent leur écoute et savoir faire, en s'adaptant à chacun.e, pour apporter un confort ou une récupération (physique et mental), un soulagement des tensions, une amélioration du sommeil ou de l'estime de soi par exemple. C'est un moment pour soi, pour avoir le droit de dire et d'aller mal, en dehors de son entourage proche avec lequel cela peut être complexe, et surtout, c'est un moment pour retrouver un certain bien-être avec soi-même.

 

La place de la sophrologie dans ce parcours, c'est :

  • d'abord des instants de relaxation, lâcher prise, récupération, évacuation des tensions physiques et mentales
  • ensuite un apprentissage de gestion du stress, avec l'utilisation de la respiration et des visualisations positives (notamment pour préparer une chirurgie ou des séances de chimio par exemple)
  • enfin, une possibilité d'améliorer son sommeil, de renforcer ses ressources, sa confiance, de (re)trouver une relation sereine avec son corps et d'apaiser son mental

 

Certaines associations proposent aussi des groupes de parole, des activités de loisir, des sorties adaptées, qui permettent d'échanger et de se sentir accompagné.e et aidé.e encore d'une autre façon !

 

J'ajouterai un dernier mot au sujet de ceux qu'on appelle les "aidants" : le conjoint ou la conjointe, la famille proche, les amis, ou toute autre personne tenant une place auprès de celui ou celle qui est malade. Lorsque nous devons occuper cette place d'aidant, nous y sommes rarement préparés, quand bien même cela serait notre métier, nous pouvons vivre la situation différemment ou difficilement lorsque c'est un de nos proches qui est malade. La relation peut se modifier, et l'on peut aussi avoir besoin de parler ou de soulager les difficultés que l'on éprouve dans cette expérience. Il existe aussi des parcours, des professionnels et des associations qui aident les aidants! Parce que pour pouvoir aider les autres, il est nécessaire de se sentir soi-même "pas trop mal"...

 

Quel que soit votre chemin, prenez soin de vous!